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  • Apprendre à « danser avec le chaos »…

    Apprendre à « danser avec le chaos »…

    Dans l’introduction de son livre « Danser avec le chaos » Jean-François Vézina écrit :

    « Dès la sortie de la mère, la vie amorce sa grande conversation. Au matin des premières vagues, elle commence à nous bercer, puis nous retourne de tous les côtés jusqu’à notre dernier souffle. Comme l’éthymologie du mot l’indique, une conversation est une invitation à être « versé avec », telle une danse. Le mot suggère même que les grandes conversations peuvent aller jusqu’à la conversion, qui vient de la même racine. Dans cette grande conversation avec la vie, tout ce qui nous tombera dessus et tout ce qu’on rencontrera en nous et autour de nous sera une occasion de « lutter contre » ou de « danser avec », selon la portée de notre langage et de notre imagination ».

     

    J’aime beaucoup cette idée de « danser sa vie », « d’entrer dans son mouvement » et de prendre conscience que nous avons le choix de « lutter contre » ou de « danser avec ».

    Il me semble que la vision de Jean-François Vézina rejoint également la fameuse notion du « lâcher prise ». En effet, sans « lâcher prise », on reste dans la contraction, dans la fermeture donc pas de mouvement et pas de danse…

    J’ai traversé comme tout le monde des périodes difficiles dans ma vie. Des périodes au cours desquelles je devais faire face à de nombreuses peurs, doutes, interrogations…

    Et avec le recul, je prends conscience qu’à certaines périodes de ma vie, plus c’était difficile, plus une partie de moi, rigide, contrôlante se braquait quand elle était malmenée et qu’elle n’arrivait pas à atteindre le but qu’elle s’était fixée.

    Une partie de moi qui parfois rejetait la faute sur des éléments extérieurs à moi : mon histoire, mon passé, mon conjoint, mes relations, ma coach (et oui même elle :)… ou encore une partie de moi qui se jugeait sévèrement : de toute façon tu n’es pas capable, pas à la hauteur… à quoi bon…

    Bref une partie négative parfois défaitiste…

    Aujourd’hui je prends conscience que ces périodes difficiles ont été (et sont encore) des « pépites » qui me m’ont permis, et me permettent encore, de faire d’énormes apprentissages.

     

    Les principaux sont les suivants :

    • Accepter qu’on ne peut pas tout contrôler dans sa vie,
    • Accueillir avec courage les émotions (peur, culpabilité, colère, tristesse) qui m’empêchaient d’être en paix durant ces périodes là,
    • Faire et avoir confiance en la vie, et « croire » que tout ce qui nous arrive a un sens même si il n’apparaît pas immédiatement,
    • Comprendre que plus nous résistons à expérimenter ce que la vie nous sert (même si c’est douloureux), plus nous nous bloquons et souffrons,
    • La vie n’est que mouvement, impermanence, elle nous invite naturellement à bouger, à évoluer et il nous appartient de le faire soit dans la douceur, soit dans la douleur, c’est à notre choix,
    • Apprendre à ouvrir son cœur : l’ouvrir à la partie de soi qui se sent blessée mais aussi aux autres,
    • Apprentissage de la compassion en prenant conscience que les autres sont aussi des autres qui souffrent et qui font l’expérience de la vie humaine,
    • Etre dans une forme de gratitude et d’ouverture à la vie et prendre conscience que la vie est un cadeau.

     

    Dans mes accompagnements j’observe que plus mes clients sont dans cette ouverture de cœur, dans une certaine fluidité, un certain abandon, dans la gratitude, une certaine humilité, dans l’envie d’expérimenter le mouvement de la vie et de mettre consciemment en place des actions dans ce sens, plus vite les résultats et les changements se mettent en place.

    A l’inverse, plus la partie d’eux qui a été blessée reste dans la colère, la rigidité, la critique, la plainte, le ressentiment moins les changements se mettent en place rapidement.

    Wayne Dyer, enseignant spirituel, disait : « Lorsque vous pressez une orange, il en ressort toujours du jus d’orange. Ce qui sort est ce qu’il y a à l’intérieur. Il en va de même dans nos relations, si quelqu’un appuie sur une blessure non encore cicatrisée et qu’il en ressort de la colère, de la haine, de l’amertume, des tensions, il s’agit de ce qu’il y a à l’intérieur ».

    Je relisais récemment cette phrase « Lâcher-prise c’est craindre de moins en moins et aimer de plus en plus »… une phrase qui fait de plus en plus sens pour moi quand il s’agit d’aborder cette notion de lâcher prise dans mes accompagnements.

    Il s’agit alors d’accueillir ces résistances, ces sentiments négatifs, cette colère avec beaucoup d’amour et de compassion afin qu’ils puissent continuer à s’exprimer jusqu’au moment où ils seront prêts à être lâchés et que la vie puisse à nouveau se danser avec plus de fluidité et de beauté et de joie.

     

    Sylvie Mann-Moulédous

    Life-coach inspirée pour les personnes qui désirent retrouver un Nouveau Souffle et vivre une vie libre et apaisée – Accompagnements à mon cabinet ou à distance.

     

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  • Publié par Sanae le 28 juillet 2018 à 21:22

    À mes yeux, votre approche est juste, empreinte d’amour et de compassion qui donne envie d’Être. Un retour à la source est effrayant. Vos mots réconfortent et poussent à la réalisation.
    Merci

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