• Oser changer…

    Oser changer…

     

    Connaissez-vous cette image ?

     

    Dans mon métier, en séance, lorsque je pose la question suivante :

    « sur une échelle de 1 à 10 à quel point êtes-vous motivé(e) pour atteindre votre objectif, pour dépasser ce mal être, etc ? » souvent on me répond très rapidement : « je suis motivé(e) à 10, j’en ai assez de tourner en rond, de refaire systématiquement les mêmes erreurs, j’ai envie de me sentir bien, de profiter de la vie, etc… » !

    Et cela paraît logique lorsqu’il y a douleur, blocage, insatisfaction, mal être, inconfort, de vouloir changer et sortir de cette situation inconfortable.

    Et pourtant… j’observe au quotidien que la voie vers le changement comprend souvent un paradoxe qu’il s’agit de comprendre et de dépasser.

    En effet, même si une partie de nous a très envie de changer, l’autre partie (celle qui a érigé des barrières de protection et qui s’est enlisée dans des routines, des habitudes même si elles finissent par être parfois malsaines et étouffantes) peut se sentir menacée par ce changement et par une certaine peur de l’inconnu.

    Il s’agit alors :

    –          de commencer à dialoguer avec cette partie, de l’accueillir au lieu de la combattre et de lutter contre elle. Si elle est là, c’est qu’elle avait une bonne raison de l’être (à un moment de notre vie du moins).

    –          de sortir également de la rigidité (il faut que je change) en y mettant plus de douceur (je choisis de changer en conscience).

    Il est évident que ce n’est pas toujours simple d’être ce que l’on rêve de devenir.

    Néanmoins pas de changement si on ne se met pas en marche…

    Vance Havner écrivait : « la vision ne mène à rien à moins qu’elle ne se conjugue avec l’aventure. Il ne suffit pas de regarder au haut des escaliers, il faut se mettre à monter les marches ».

    Pour monter les marches j’observe qu’il est souvent nécessaire de dépasser certaines frustrations, des peurs, des colères, des croyances limitantes.

    Et il me semble utile également à ce stade de se poser une question fondamentale :

    Combien de temps, d’énergie, d’inconfort suis-je prêt à investir, à accepter aujourd’hui pour devenir ce que je veux être ?

    Les plus grands sportifs ou artistes le sont souvent parce qu’ils passent des heures et des heures à s’entrainer… parce qu’ils se hissent hors de leur routine confortable…

    Renier cette responsabilité dans le changement c’est inlassablement retomber dans les excuses, celles qui nous ont amené à rester enchaîné(e) durant toutes ces années.

    En séance, lorsque cette partie qui a peur réapparaît j’observe qu’elle se manifeste parfois par les remarques suivantes :

    • Finalement je crois que ce n’est pas le bon moment pour moi,
    • Je n’ai pas assez d’argent,
    • Je n’ai pas assez de temps pour m’investir dans une démarche de changement,
    • J’ai déjà fait de nombreuses thérapies et aucune n’a aboutie,
    • Je n’ai pas confiance en moi (qui peut vouloir dire aussi « je n’ai pas confiance en vous » mais comment peut-on faire confiance en l’autre quand on a pas confiance en soi…)

    Pour moi, la confiance en soi, dans notre capacité à aller mieux est quelque chose qui se construit, qui s’expérimente. C’est une rencontre avec soi-même qui s’orchestre au fil des séances… et des prises de conscience. Je l’ai moi-même expérimenté en acceptant petit à petit de sortir des excuses, de m’engager réellement, d’aller plus en profondeur et d’aller contacter ces parties de moi qui refusaient de changer. Ce n’est pas un état de grâce qui s’acquiert un jour comme par « magie ».

    Parfois on désire un objectif mais le chemin pour l’atteindre nous dérange.

    Il me semble alors que tout passe par « l’ouverture », par accepter de se dire la vérité et de se rappeler que le changement provient toujours de l’intérieur… d’une décision que l’on prend pour soi-même… un choix courageux (et « courage » vient du mot « coeur ») que l’on fait en conscience.

    Il s’agit d’un processus, d’un état d’esprit différent, d’accepter d’entrer dans le mouvement naturel de la vie, d’accepter de sortir de notre position de victime pour créer la vie que nous souhaitons vivre et être véritablement la personne que nous sommes… cette personne merveilleuse et extraordinaire… même si nous l’avons un peu oublié en chemin 🙂

    Lorsque l’on comprend cela au plus profond de soi, le processus est assurément en marche et les portes s’ouvrent… comme par magie cette fois-ci…

     

    Sylvie Mann-Moulédous

    Life-coach auprès des personnes qui désirent retrouver « un Nouveau Souffle » et vivre une vie libre et apaisée

    www.vivre -mieux.nc

     

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