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  • Comment améliorer nos relations au quotidien et vivre plus libre ?

    Comment améliorer nos relations au quotidien et vivre plus libre ?

    Avez-vous remarqué comme la notion de relations conflictuelles et de problèmes de communication (au travail, au sein de notre couple, avec notre famille) peut peser sur notre bien-être au quotidien ?

    Vous avez tous rencontré des personnes qui se plaignent à longueur de journée qui quoique vous fassiez, disiez, proposiez ne voient pas d’issue à ce qu’ils pensent être leur malheureux destin. Des personnes qui rejettent systématiquement la faute sur les autres ou des situations extérieures : leur conjoint, leurs parents, leur belle-mère, la société, leur collègue de travail, leur supérieur hiérarchique.

    Des personnes qui vous disent constamment ce qu’il faut faire, qui conseillent, qui savent toujours mieux que vous, qui ordonnent, etc…

    Des personnes qui aident constamment les autres, qui les « sauvent » même si on ne leur a rien demandé.

    Cette semaine je vous propose un article plus « technique » dans lequel je vais aborder la notion de « triangle dramatique » ou « triangle de Karpman » qui va éclaircir les 2 notions suivantes :

    • Pourquoi on se dispute ?
    • Comment sortir de ces relations conflictuelles ?

     

    Tout d’abord : qu’est-ce que le triangle dramatique ou triangle de Karpman ?

    C’est un « jeu » psychologique détecté par le psychologue Stephen Karpman en 1968 qui fait appel à 3 grands rôles : la victime, le persécuteur et le sauveur.

    Ce « jeu » est visuellement représenté par un triangle.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ci-dessous pour illustrer ces « jeux » un extrait bien parlant du film « Oui, mais… » :

    On associe souvent la souffrance au rôle de la victime, la colère au persécuteur et l’amour inconditionnel au sauveur.

    Néanmoins le rôle du sauveur est un rôle un peu particulier dans la mesure où le sauveur cherche souvent inconsciemment, en agissant de cette façon-là à obtenir de la reconnaissance et de l’attention de la part des autres (par exemple : comme je suis quelqu’un de bon, de gentil, de bienveillant, je me « dois » d’aider cette personne là). En tant que thérapeute, il est important également de ne pas entrer dans ce « rôle » et de laisser la responsabilité du changement (ou du non-changement) à son client.

    Comme vous pouvez le constater dans le schéma ci-dessus la victime se trouve toujours au sommet car pour « jouer » elle doit s’associer soit au sauveur, soit au persécuteur.

    Voici un exemple fictif d’un « jeu » psychologique dans une relation de couple :

    Sophie (persécutrice) :         

    C’est à cette heure-ci que tu rentres ? Tu as encore traîné à la salle de gym avec tes copains…

    Gilles (victime) :                   

    Pas du tout, j’ai travaillé toute la journée sans relâche, je n’ai pas eu un moment à moi…

    Sophie (victime) :                

    En attendant c’est moi qui m’occupe seule, comme d’habitude de toute la maison, des enfants, des courses, des repas à préparer, je n’en peux plus, je suis exténuée…

    Gilles (sauveur) :      

    Je prends 2 minutes pour me poser et je viens t’aider, ok

    Sophie (victime) :     

    C’est trop tard maintenant je n’ai plus besoin de toi, tout est fait. C’est toujours la même chose avec toi.

    Gilles (persécuteur) :

    En effet… tu as raison, la prochaine fois, je vais t’écouter… je passerai par la salle de gym avant de rentrer au moins je passerai un bon moment au lieu de me prendre la tête avec toi !

    Sophie (victime) :

    De toute façon cela ne change rien que tu sois là ou pas…

     

    Bien évidemment ces jeux psychologiques lorsqu’ils sont pratiqués régulièrement ou quotidiennement (avec nos conjoints, nos enfants, nos collègues, nos parents, etc…) épuisent et ne contribuent pas à bâtir une relation solide et de confiance.

    Et au fil des années et des « jeux » lorsque le « négatif » a pris plus de poids que le « positif » il peut amener soit à la rupture ou à l’indifférence dans la relation mais certainement pas à la joie et à des relations harmonieuses et épanouissantes.

     

    Alors comment en sortir ?

    Quand une personne vient se plaindre ou nous demande de la sauver ou dans le cadre d’un conflit :

    • Le mot clé est « CONSCIENCE » : Prendre CONSCIENCE du jeu qui se met en place
    • Elever son niveau de conscience pour sortir du triangle
    • Considérer que nous sommes seuls responsables de notre vie, de notre bonheur (ou de notre malheur) et de nos réactions. Ici le mot clé est : RESPONSABILITE
    • Assumer qui nous avons envie d’être. Ici le mot clé est ASSUMER qui nous sommes.
    • Se poser la question suivante « qu’est ce qui est plus important le conflit qui est en cours ou la relation que j’ai envie de créer ? ». Ici le mot clé est : CHOIX, quel est le choix que je fais ? Entrer dans le jeu ou rester l’extérieur.

     

    Ces « jeux » trouvent souvent leurs racines dans notre enfance. En effet, tout le monde sait que la période de l’enfance est une période où nous sommes particulièrement vulnérables et sensibles à tout ce qui se passe dans notre environnement.

    Ainsi, lorsque nous fonctionnons de cette façon-là nous avons souvent nous-mêmes été victimes de nos parents qui ont pu à l’époque endosser le rôle de sauveur ou de persécuteur (via les compliments, les menaces, le chantage, les comparaisons, les jugements, les récompenses, punitions, etc.). L’enjeu ici n’est pas de les brimer ou de les culpabiliser. L’enjeu est de prendre conscience de tout cela pour ne pas perpétuer ces « jeux » épuisants sur nos propres enfants et de vivre plus libres !

    A très bientôt pour un nouvel article.

     

    Sylvie Mann-Moulédous

    Life-coach pour les femmes et les hommes qui se sentent bloqués ou étouffés dans leur vie,

    qui souhaitent retrouver un nouveau souffle et vivre une vie libre et apaisée

    mob : 77 20 75

    www.vivre-mieux.nc

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