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  • Traverser le désert pour devenir qui on est…

    Vous avez sans doute dû entendre dire un jour de quelqu’un « qu’il est en pleine traversée du désert »….

    Habituellement cette expression est utilisée de façon un peu péjorative pour signifier que la personne qui traverse le désert est dans une période difficile de sa vie, une période de souffrance, une période au cours de laquelle elle s’isole du reste du monde et est dans une certaine forme d’inaction tant physique que psychique.

    Désert

    Un peu comme si la traversée du désert l’obligeait à mettre son corps et son esprit en « jachère ».

    Et dans un monde où tout va de plus en plus vite, mettre son corps et son esprit en jachère apparaît souvent comme suspect.

    Lorsque l’on cherche la définition du mot « jachère », le Larousse indique : « terre non cultivée temporairement pour permettre la reconstitution de la fertilité du sol ».

    Mettre son corps, son esprit sur « Pause » pour « reconstituer la fertilité du sol » peut être une belle façon de se préparer au changement.

    En effet dans un monde où tout change, où nous-mêmes changeons perpétuellement… en effet, nous ne sommes pas la même personne à 20 ans, 40 ans ou à 60 ans, il peut être parfois utile et salutaire de prendre du recul pour faire le point, observer ce qui se passe l’intérieur de nous, oser se confronter au vide.

    Ce sont souvent des moments qui nous permettent de redéfinir nos priorités, en toute sincérité, en toute humilité en fonction de ce que nous sommes au moment où nous faisons cette pause… de faire un nettoyage intérieur, de nos émotions, de nos pensées figées…

    Puis… si l’on reste à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de nous, ressentir le moment où le mouvement se remet en place, parfois rapidement, parfois plus lentement… chacun a son rythme…

    Même si on ne peut pas toujours choisir à quel moment nous décidons de mettre notre corps et notre esprit en jachère (parfois la vie et les circonstance nous imposent en quelque sorte ces moments), j’ai néanmoins appris depuis que j’ai découvert l’hypnose et la PNL, que nous avons la possibilité et la responsabilité de choisir la réponse que nous souhaitons apporter à ces périodes de « jachère ».

    Milton Erickson, fondateur de l’hypnose moderne, écrivait :

    « La vie vous amènera son lot de difficultés, il est de votre responsabilité de créer de la joie »

    Life will bring you pain

    Je lisais récemment également que « la responsabilité consiste à répondre consciemment de ses actes et choix, à en accepter les conséquences sans velléité de les projeter sur autrui ».

    Ce n’est pas toujours une chose très facile de prendre conscience que nous sommes responsables de notre vie, que nous faisons nous-mêmes notre malheur comme l’explique Paul Watzlawick, un des membres fondateurs de l’école de Palo Alto en Californie dans son livre « Faites vous même votre malheur ».

    http://www.amazon.fr/Faites-vous-m%C3%AAme-votre-malheur-Watzlawick/dp/2757841874

    Il est parfois plus facile de trouver un bouc émissaire, des excuses, de blâmer les autres, les circonstances, la vie…. La nature humaine est belle mais complexe également… et chacun a ses peurs, son histoire, ses propres blessures…

    Et pourtant….

    Si l’on considérait ces traversées de désert comme autant d’occasions pour chacun de nous de continuer à évoluer vers un niveau de conscience différent ? Vers un état d’éveil (ou de conscience) de plus en plus grand qui nous permet justement de prendre conscience que nous sommes les seuls créateurs de nos vies.

    Les techniques de PNL, d’hypnose, la méditation de pleine conscience peuvent être de formidables outils d’aide à cette création.

    J’aime cette phrase issue du Petit Prince :

    Petit Prince Désert

    « J’ai toujours aimé le désert.

    On s’assoit sur une dune de sable.

    On ne voit rien.

    On n’entend rien.

    Et cependant quelque chose rayonne en silence… »

    Je suis moi aussi fascinée par le désert, son immensité, son silence, ses couleurs, ses contrastes, son côté extrême… Je n’ai pas encore eu la chance de m’assoir réellement sur une dune de sable dans le désert mais je l’ai fait maintes fois par le biais de mon imagination… Et justement, utiliser son imagination et se « connecter » à son inconscient pour mieux observer ce qui se passe à l’intérieur et créer du changement est une des premières choses que l’on apprend lorsque l’on fait de l’hypnose.

    Cette connexion intérieure permet également d’apprendre à gérer différemment nos comportements, nos émotions, travailler sur nos valeurs, redéfinir nos priorités… Bref, accepter de s’adapter au flux de la vie qui n’est que perpétuel mouvement… apprentissage….

    Je constate régulièrement, et j’en suis toujours émerveillée, que ces expériences de vie, ces « traversées », ces « pauses » surtout lorsqu’on en profite pour entreprendre un travail sur soi-même, peuvent être de formidables tremplins d’évolution… Des tremplins qui nous permettent de nous recentrer, de nous reconnecter à notre essence véritable, sans masque, sans faux semblant….

    Des tremplins qui nous permettent à chaque fois un peu plus, comme l’écrivait Friedrich Nietzsche de « Devenir qui on est ».

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