• Le jour où je suis revenue chez moi

    Le jour où je suis revenue chez moi

    L’écriture de cet article a démarré il y a quelques semaines de cela… Une petite intervention chirurgicale m’avait contrainte à me mettre en mode « Pause » pendant quelques jours… Quelques jours durant lesquels sans que je puisse analyser consciemment comment, j’ai senti que je revenais chez moi…

    En fait pour utiliser une métaphore, c’est un peu comme si j’avais pu voir de nombreuses pièces du puzzle…. puzzle commencé il y a maintenant… très très longtemps… se mettre en place, les unes après les autres…

    J’ai souvent aimé imaginer la vie un peu comme un énorme puzzle qu’on construit, comme ça, au fil du temps, au fil de nos expériences, de nos apprentissages, de nos envies, de nos difficultés aussi…

    Puzzle

    Et je me suis longtemps posée la question de savoir quelle image je souhaitais voir apparaître sur le puzzle… Il m’est arrivé d’ailleurs tout au long de ces années d’être en colère, d’avoir peur, d’être impatiente par rapport la vitesse de réalisation du puzzle…

    Je ne sais pas si cela vous est arrivé aussi mais parfois j’entendais une petite voix dans ma tête qui  disait : « trop lente, trop nulle, pas assez compétente, pas assez intéressante, trop difficile, trop tard, ça ne marchera pas… ». Je dois vous préciser que j’avais perdu, il y a fort longtemps de cela, la boîte du puzzle… Je n’avais donc aucune indication sur l’image finale… Et cela était bien évidemment très stressant pour moi…

    Mais au fait : « revenir chez soi » ça veut dire quoi au juste ? En tous cas, ça suppose déjà qu’à un moment donné on s’en est éloigné…

    Je crois qu’au fur et à mesure de la lecture de cet article, cette petite phrase, va prendre forme, va prendre vie, va prendre tout son sens.

    Ah …. « La recherche du sens », « donner du sens » : en voilà de beaux thèmes très en vogue aujourd’hui et qui m’interpellent bien également…

    Pourtant ces interrogations ne sont pas récentes. Arthur Schopenhauer déclarait déjà : « Qui ne s’interroge pas est une bête, car le souci constitutif de toute vie humaine est celui de son sens », bon ça c’est dit…. Ensuite, c’est Friedrich Nietzsche qui, un peu plus tard, à la fin du XIXème siècle fit la distinction entre le fait de « chercher un sens à sa vie » et le désir  de « donner un sens à sa vie ». Distinction qui me semble déjà plus intéressante.

    D’aussi loin que je me souvienne, ces thèmes ont toujours résonné en moi. J’ai toujours été très admirative de toutes ces personnes qui avaient su donner un sens à leur vie. J’ai adoré pendant très longtemps lire des biographies d’hommes, de femmes qui avaient su faire briller cette flamme à l’intérieur d’eux.

    Mais avant, c’est à dire avant ce fameux « retour à soi» ou avant cet éclairage différent… je cherchais sans savoir ce que je cherchais… Vous me suivez ? Non ? Tant mieux. J’ai appris au fil des années qu’accepter de ne pas tout comprendre pouvait être la meilleure façon de s’ouvrir à autre chose, de se laisser surprendre…

    Et ça peut être très intéressant de sortir de sa routine, de sa zone de confort et d’accepter de se laisser surprendre, n’est ce pas ?

    En ce qui me concerne c’est cette citation de Pablo Picasso « Le sens de la vie c’est de trouver votre cadeau.  Le but de la vie c’est de le donner » qui a vraiment résonné en moi et j’ai eu envie, tout de suite, d’en partager ma compréhension…

    C’est ainsi que je me suis mise à écrire cet article… mais fidèle à moi-même 🙂 avant de commencer je me suis bien évidemment interrogée… Zut… la petite voix était toujours là… « Mais qu’as-tu de spécial à raconter au sujet de ton parcours, de ton existence et de ta compréhension des choses ? N’est–ce pas très prétentieux de ta part ? »

    Vous l’aurez compris, retour à soi ou pas, il est parfois nécessaire d’y revenir à deux fois avant de pouvoir se défaire définitivement de certaines vieilles habitudes bien ancrées en nous.

    Quoiqu’il en soit, j’ai mis la petite voix en sourdine, j’en ai baissé un peu le volume et c’est donc avec joie, confiance et surtout avec un énorme plaisir que je partage avec vous ce « cadeau » que j’ai trouvé.

    Cadeau mains ouvertes

    Je ne sais pas trop comment cela se passe pour vous dans vos vies au quotidien mais en ce qui me concerne je faisais souvent les choses un peu machinalement, par habitude, par devoir (vous savez le fameux « il faut »), par fidélité familiale, culturelle et tout simplement parce que j’avais peur de faire différemment…

    Pourtant lorsque je repense à moi enfant c’était bien différent. Je me souviens que lorsque le monde dans lequel je vivais me semblait un peu petit, étriqué, bref pas aussi beau et intéressant que je le souhaitais, je regardais les avions passer dans le ciel… les traces qu’ils laissaient étaient pour moi un spectacle magnifique, magique ! J’imaginais parfois être dans l’un d’eux, débarquant dans un pays étranger et vivant une vie d’aventurière…  Un peu comme dans cette séquence du film de Mary Poppins où elle saute dans les dessins réalisés à la craie devant le parc et se retrouve finalement dans un monde magique, imaginaire… Les enfants ont tous cette capacité naturelle à utiliser leur imaginaire pour entrer dans un monde différent.

    Ensuite j’ai eu des périodes plus sombres, des périodes durant lesquelles on apprend à se protéger, à se forger une carapace, à rentrer dans sa bulle, une bulle de protection… vous savez celle dans laquelle tout est bien, calme, serein, un peu comme dans un cocon.

    Puis, j’ai eu assez rapidement envie de prendre le large, de découvrir le monde, d’autres cultures. C’était peut être aussi la façon que j’avais trouvé pour sortir de ma bulle. Il me semblait alors évident que les choses seraient plus belles, plus lumineuses, différentes ailleurs… Avec toujours en arrière plan cette recherche de lumière différente, ce besoin de donner du sens à ma vie…

    Je ne savais pas encore à l’époque que toutes ces expériences, que tous ces apprentissages allaient me servir bien plus tard.

    Mais on ne peut pas rester indéfiniment dans un cocon, n’est ce pas ? Un jour ou l’autre il y a métamorphose. Certaines métamorphoses sont rapides, d’autres plus lentes… Pour moi, elle a commencé à se produire un peu avant la quarantaine.

    Bien sûr certaines périodes m’ont paru parfois longues, d’autres chaotiques mais j’ai toujours su, senti, à chaque moment, à chaque expérience qu’il y avait une brèche à quelque part.

    J’aime beaucoup cette chanson de Leonard Cohen « Anthem » dans laquelle il chante « there is a crack in everything that’s how the light gets in» (il existe une fissure en chaque chose, c’est ainsi qu’entre la lumière).

    Rien de très rationnel dans tout cela, juste à chaque fois, une intuition très profonde que la vie est belle, magique et qu’il faut continuer à creuser pour voir ce qui est caché derrière.

    C’est cette intuition à nouveau qui m’a amenée à un moment donné, comme une évidence, à découvrir des outils qui facilitent la métamorphose à une période de ma vie où j’avais envie que les choses s’accélèrent : hypnose, PNL tout d’abord puis shiatsu, ennéagramme, chi kung, méditation… J’ai découvert une nouvelle façon d’être présente à moi-même, de m’ouvrir au monde, une nouvelle façon de faire passer la lumière.

    Lors d’une formation récente, je disais aux formateurs qu’il me semblait que « certains métiers pouvaient en cacher d’autres» et que certains formateurs, certaines formatrices, étaient un peu comme des « serruriers », des « électriciens » qui nous aident à (ré)ouvrir des portes, à (re)connecter certaines choses à l’intérieur de nous, à nous reconnecter à nous-mêmes, à rentrer chez nous… tout simplement.

    « La porte du changement ne s’ouvre que de l’intérieur », c’est une phrase qu’on lit souvent, qu’on entend régulièrement mais lorsqu’on en saisit et qu’on en ressent toute la dimension, lorsqu’on en entrevoit toutes les différentes et nouvelles ouvertures possibles, elle prend vraiment un sens particulier.

    Alors en cette fin d’année 2014, je profite de cet article pour remercier tous ces « artisans », pour leur engagement, leur passion, leur enseignement, leur partage, toutes ces qualités qui m’ont permis, et qui m’ont donné envie à moi aussi, de me remettre en chemin, de continuer à l’explorer, de continuer à ouvrir des portes afin de pouvoir revenir chez moi.

    Je remercie également très sincèrement mon mari, mon fils, ma famille, mes amis pour leur présence et leur amour. J’ai conscience que les périodes de métamorphoses peuvent être déstabilisantes et ne sont pas toujours faciles à vivre pour les autres chenilles 🙂

    Aujourd’hui je sais que je suis sur le même chemin… Ce qui a changé, en revanche, c’est le regard que je porte sur ce chemin et le regard que je porte sur le papillon.

    Aujourd’hui j’en vois toute la beauté, toutes les couleurs, toutes les nuances, toutes les possibilités et j’en accepte les ombres autant que la lumière, la fragilité autant que la force, les difficultés autant que les réussites…

    Ce qui a changé également c’est que je ne suis plus pressée de connaître l’image finale du puzzle… j’ai compris que chaque pièce du puzzle compte… que c’est le chemin en lui-même qui est beau… et quand on prend conscience en revenant chez soi, que tout est là, depuis toujours à l’intérieur de soi, ça  change et ça éclaire vraiment tout…

    Je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse et lumineuse année 2015 !!

     

    Sylvie Mann-Moulédous

    Life-coach auprès des personnes qui désirent retrouver un Nouveau Souffle et vivre une vie libre et apaisée.

    www.vivre-mieux.nc

    Pour programmer une séance découverte, cliquez sur le lien ci-dessous :

    Séance découverte

     

    Répondre →
  • Publié par Adrien le 31 décembre 2014 à 17:20

    Merci pour ce partage Sylvie. Emouvant.
    Je te souhaite de très belles et surement surprenantes pièces de puzzle, sans parler de toutes les combinaisons possibles… Car il s’agit d’un on-going process n’est-ce pas ?
    C’est rigolo cette image paradoxale de pièces de puzzle qui peuvent s’agencer différemment et influencer une image générale qui ne cesse d’évoluer… 🙂
    Bisou !

    Répondre →
    • Publié par Yves le 31 décembre 2014 à 19:52
      en réponse à Adrien

      Le moment où je me suis retrouvé moi même, était un moment des plus heureux de ma vie.
      De m’avoir retrouvé et d’avoir aimé cette rencontre m’a pris la peur de ne pas être assez fort, m’a remplie de joie et de bonheur, tellement qu’il est difficile de trouver les mots. Le cadeau que j’ai trouvé était celui de l’amour et cela me permet aujourd’hui de partager cette amour avec tous ceux qui croisent ma vie.
      Un cadeau qui ne cesse de se renouveler, plus qu’on en donne, plus qu’on en reçoit. L’amour pour tous et tout ce qui nous entoure, quel bonheur d’avoir trouvé cette place au profond de moi même, quel bonheur de se sentir à l’aise chez soi, et quel bonheur de pouvoir partager.
      L’image finale, je ne la cherche plus, je suis prêt à la dessiner chaque jour pour de neuf, des plus belles couleurs que la vie me propose. Rester enfant, ouvert à l’imagination, à la fantaisie, qui y t’il de plus beau…restons curieux et plein d’amour en cette nouvelle année 2015. Je t’embrasse tendrement et t’envoie plein de bisous chère Sylvie

      Répondre →
      • Publié par Yves le 31 décembre 2014 à 19:55
        en réponse à Yves

        la réponse était pour Sylvie, bien sûr… Mais bien-sûr une très bonne année à vous aussi 🙂

        Répondre →
        • Publié par Sylvie le 1 janvier 2015 à 16:09
          en réponse à Yves

          Cher Yves, merci pour ce partage…. C’est drôle on est cousins, on a quasiment grandi ensemble… On s’est perdus de vue… Toi en Allemagne, moi en Nouvelle Calédonie mais finalement on se retrouve sur l’essentiel 🙂 Je t’embrasse également et merveilleuse année à toi aussi…

          Répondre →
    • Publié par Sylvie le 1 janvier 2015 à 16:02
      en réponse à Adrien

      Merci Adrien pour ton message dans lequel je ressens encore plein de possibilités de mouvements différents :)… Oui c’est étonnant ces puzzles… Je suis ravie que l’article t’ai plu. Bises !

      Répondre →
  • Publié par Spyridon le 23 mars 2017 à 18:17

    Si belle est fluide cette description. Tu nous fais "vivre" le cheminement…Merci et…bravo !

    Répondre →
    • Publié par Sylvie Mann-Moulédous le 3 avril 2017 à 19:00
      en réponse à Spyridon

      Merci pour ces mots. C’est un plaisir pour moi de partager ma propre expérience du chemin….

      Répondre →
  • Publié par custom le 18 septembre 2018 à 00:21

    Indian http://metropoliscomix.com/ , tablets for women .

    Répondre →

Répondre

Annuler la réponse